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Portrait : Lucile Smith

Lucile Smith, britannique et étudiante en dernière année en Histoire et Sciences Politiques à l'Université McGill, Montréal est passionnée par tous les aspects concernant la  défense des droits de la femme auxquelles elle contribue activement à  promouvoir  avec Amnesty International.  Lucile est une personne ambitieuse, curieuse et intelligente, ceci est démontré par son enthousiasme et son sens de l’initiative. 

"Mon stage avec Payoke fut une expérience paradoxale."

Payoke, étant situé dans le quartier Schipperskwartier, quartier des prostituées, et en tant que défenseur des droits de la femme,  j’ai tout d’abord été  intimidée et choquée de rencontrer des jeunes femmes exposées comme des marchandises.  Néanmoins, travailler dans ce quartier  a eu un effet très positif pour mon stage, car lorsque je travaille avec Amnesty International je ne suis pas en contact direct avec les victimes, alors que durant mon stage à Payoke, je me suis trouvée engagée avec les victimes elles-mêmes et  témoin de première-main de la façon déplorable avec laquelle elles sont exploitées.  Avec une autre stagiaire, Navjot Sanghera, nous avons contribué à la réalisation d’un manuel permettant d’aider les docteurs à identifier les victimes de la traite des êtres humains.  Ce manuel sera distribué dans les hôpitaux, les cabinets médicaux et les universités afin qu’il puisse guider le personnel et enseigner aux étudiants comment identifier les victimes.  Ce fut très satisfaisant de contribuer à la préparation d’un tel outil qui devrait s’avérer très utile et pratique.

J’ai également été très surprise et impressionnée positivement par la définition juridique de la traite des êtres humains qui est très généralisée.  Une victime THB n’est pas seulement une personne venant de l’étranger. C’est aussi un fait national, par exemple, l’exploitation des ‘lover boys’.  D’un côté positif, en Belgique, il existe une bonne coopération entre la police et les ONG, ce n’est pas toujours le cas dans les autres pays et donc aider la victime est le premier objectif ce qui est très important.

Ce que j’ai trouvé difficile à accepter c’est la distinction légale entre la traite des humains et les personnes clandestines.  Beaucoup de personnes clandestines arrivent en Belgique et bien que quittant leur pays d’origine volontairement, ces personnes ont souvent, au cours de leur immigration illégale, été brutalement exploitées et ont dû souvent faire face à de grands dangers et vivre dans des conditions impitoyables. Ce sont donc des victimes et elles devraient être traitées comme telles.

Mon stage à Payoke fut une expérience paradoxale. J’ai pris conscience du caractère douloureux de l’exploitation des humains et  jusqu’à quel point cela existe mais de pouvoir aider, bien que de manière très modeste, a été extrêmement motivant et satisfaisant. Travailler avec  Patsy Sörensen, fondatrice de Payoke, a été exceptionnel. Son inspiration et sa stimulation, m’a amené à penser que tout être humain peut avoir un effet important sur la société. Rien n’est impossible, à condition de ne pas renoncer.

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Projets récents

RAVOT-EUR Project

L’orientation et l’assistance des victimes de la traite des êtres humains en Europe 

Le ministère de l'Intérieur de la Hongrie, le ministère de la Sécurité et de la Justice des Pays-Bas et le Payoke vzw en Belgique ont introduit un projet intitulé „L’orientation et l’assistance des victimes de la traite des êtres humains en Europe” (ci-après : RAVOT-EUR) pour obtenir des subventions dans le cadre de l’appel général à propositions ISEC 2012 de la Commission européenne, aux fins du Programme de «Prévention et lutte contre la criminalité" (ISEC).

www.ravot-eur.eu

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