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Portrait: Navjot Sanghera

“Aventureux, imprévisible et enrichissant,” affirme Navjot Sanghera, une étudiante canadienne à propos de son stage à Payoke. Actuellement, elle termine sa maîtrise en sciences politiques et en histoire à l'Université de la Colombie-Britannique à Vancouver et travaille dans un refuge pour les victimes de violence sexuelle. "Ce stage a élargi mon point de vue sur l'exploitation ;” explique Navjot "la traite des êtres humains n’est pas simplement la prostitution."

Navjot est une jeune femme ambitieuse qui a déjà de l’expérience dans l’accompagnement et le soutien des victimes d'exploitation sexuelle. Chaque vendredi après l'école elle travaille dans un abri à Vancouver jusqu'au Samedi matin. "Ce n'est pas un travail facile, mais c’est très intéressant. Je mange avec les victimes et je suis sur appel au cas où il y aurait une crise."

"Dans l'abri, j'ai rencontré des victimes de la traite d’êtres humains. Je voulais en savoir plus donc j’ai fait une demande pour un stage à Payoke. Avec l’autre stagiaire, Lucile Smith, j'ai travaillé sur un manuel pour les médecins afin qu’il puissent identifier des victimes. J'ai aussi aidé des victimes quand ils ont visité leurs ambassades en Belgique. J'étais témoin de la discrimination dégradante que de nombreuses victimes ont dû supporter. 

Parfois je trouvais les différences culturelles avec les victimes difficiles, en particulier à cause de la barrière linguistique. C’est parfois un réel obstacle lorsqu’on veut les accompagner puisque certains mots ou expressions anglaises n'existent pas dans d'autres langues. Aussi, l'aspect émotionnel n'était pas toujours évident. Il y a une grande différence entre les tâches administratives et le réel travail avec les victimes qui peut parfois être pesant. Je suis convaincue que ce dernier ne pourra jamais devenir une routine pour moi. Parfois, je me suis trop attachée aux gens. Cela peut être un obstacle."

Je trouve les problèmes de la marginalisation des victimes très intéressants. Ce n'est pas facile pour eux de s’adapter à la culture belge afin de s’y intégrer. Ils viennent de l'autre bout du monde, parlent différentes langues et ont vécu toute leur vie dans d’autres sociétés. Puis soudainement ils doivent tout réapprendre pour s’adapter rapidement à la société belge. Je comprends pourquoi les cours de langue et d'intégration sont si importants. Cependant, certaines victimes s’y sentent parfois sous pression, surtout celles qui ont été psychologiquement et physiquement exploitées.

Grâce à mon stage chez Payoke, j'ai maintenant un regard plus large sur la traite des êtres humains. Ma connaissance du trafic était limitée à l'exploitation sexuelle des femmes. Étant féministe, je pensais qu'il y aurait une dimension sexospécifique à la traite. Mais les hommes en sont également victimes. Enfin, si la dimension sexuelle est prépondérante dans la traite d’humains, j’ai également appris que ce trafic dépasse largement le problème de la prostitution. 

Verwant project

Projet ISEC "Joint Efforts"

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Projets récents

RAVOT-EUR Project

L’orientation et l’assistance des victimes de la traite des êtres humains en Europe 

Le ministère de l'Intérieur de la Hongrie, le ministère de la Sécurité et de la Justice des Pays-Bas et le Payoke vzw en Belgique ont introduit un projet intitulé „L’orientation et l’assistance des victimes de la traite des êtres humains en Europe” (ci-après : RAVOT-EUR) pour obtenir des subventions dans le cadre de l’appel général à propositions ISEC 2012 de la Commission européenne, aux fins du Programme de «Prévention et lutte contre la criminalité" (ISEC).

www.ravot-eur.eu

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